Le Médecin malgré lui


Le médecin malgré lui.
Car on peut être médecin sans forcément avoir eu cette vocation, par une sorte de concours de circonstances. Il faut néanmoins une certaine discipline de travail. Une endurance. Comme Sganarelle, il faut recevoir quelques coup de bâtons.
La position a cet avantage que n’ayant pas vocation, vous n’avez pas non plus les illusions qui vont avec, et que vous portez malgré tout un regard différent sur le métier, raison d’être de ce journal.
La philosophie stoïcienne me parait le mieux rendre compte de cela.
D'une part, elle fait la part belle au destin qu'il faut apprendre à épouser, d'autre part, elle apprend à ne pas se soucier de ce qui ne dépend pas de nous.
La médecine est une forme d'apprentissage stoïcien :
Les gardes d'abord qui exercent votre esprit à dominer votre corps, c'est la nuit, les patients ont besoin de vous, il faut faire face, souvent seul pour décider.
Les soins ensuite, voici un malade, une fois le diagnostic posé, le traitement mis en route, la suite ne nous appartient plus vraiment, ce sont d'autres forces qui président à sa guérison.

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